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UN PASSÉ QUI RÉSONNE ENCORE AUJOURD’HUI…


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Le printemps s’annonce, la nature se réveille et notre association aussi !

Après 2 ans de « quasi-hibernation sanitaire », une nouvelle conférence a permis à plus de 25 adhérents d’en apprendre davantage sur la vie quotidienne en Cornouaille pendant la Guerre de 14-18, étrange écho, hélas, et bien imprévu, à la situation tragique que vit aujourd’hui l’Est de l’Europe…


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Avec fougue et pendant plus d’une heure, Bernard Roudaut a conduit son auditoire tout au long de la Grande Guerre, alternant présentation globale et anecdotes au plus près du terrain, le tout illustré de nombreux documents puisés à diverses sources d’archives par notre conférencier passionné .


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Bien loin du front, théâtre de la guerre, le Finistère rural vit en 1914 en quasi autarcie, dans une existence rude au quotidien et dans le cadre des paroisses où la religion imprègne profondément les esprits, habitués à l’idée d’obéissance, de devoir et de sacrifice.


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Lorsqu’éclate la guerre, comme un coup de tonnerre en août 1914, tous les hommes de 20 à 48 ans sont mobilisés. Ils vont quitter leur terroir pour se retrouver au front, au Nord et à l’Est de la France. Leur vie et celle de leurs familles en seront marquées à jamais.


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Pendant 4 ans, alors qu’au front la guerre va s’enliser dans les tranchées, faisant 30 000 morts pour le seul Finistère ( environ 4% de la population !), l’arrière fournira un effort de guerre considérable, en partie grâce aux femmes et aux enfants, sous l’égide du maire et du curé.

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En effet, une véritable économie de guerre coordonnée par l’Etat se met en place.

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Comprendre le quotidien des ces 4 années, c’est égrener une longue litanie de problèmes : pénurie de main d’œuvre masculine pour les travaux des champs, l’artisanat ou les usines d’armement(Pont de Buis)...


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...réquisitions constantes de la production agricole (bois, foin, chevaux, pommes de terre, blé etc…), inflation, accueil des réfugiés du Nord, de l’Est puis des Américains arrivés à Brest en 17...

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...pénurie de produits de base, de logements, tickets de rationnement, sans compter les répercussions démographiques sur les mariages et les naissances, et surtout, malgré la censure de la presse, la conscience que cette guerre est aussi une immense pourvoyeuse de mort sur le front et de souffrances physiques et morales partout.


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Tenir, parce qu’il le faut, « amour sacré de la Patrie », chaque dimanche répété par un clergé tout puissant au service d’une « croisade contre l’ennemi, le barbare prussien ». Message semblable des autorités politiques : « la guerre, rien que la guerre » dira Clémenceau en novembre 17.


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Cependant, dans ces campagnes de l’arrière, quelques mesures portent en elles un certain soulagement, voire un réel bouleversement : les mères de famille perçoivent des allocations militaires. L’argent est donc davantage présent et thésaurisé. Il servira à racheter des terres, agrandir les exploitations quand la Grande Faucheuse qu’est la guerre aura terminé sa moisson d’hommes.

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Le 11 novembre 1918 est signé l’armistice. Fin des combats mais non de la guerre et ses cruautés qui resteront longtemps présentes au quotidien: mutilés à vie, traumatisés psychiatriques, alcoolisme, longue recherche des disparus...

... orphelins, veuves, célibat durable de cette « génération des demoiselles », divorces surtout en ville…

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et ces cérémonies annuelles des anciens combattants devant les monuments aux morts qui égrènent des noms désormais « en mots d’or sur nos places »(Aragon)…


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Si le retour à la normale et ses rigueurs domestiques et religieuses est réel, la guerre aura aussi « ouvert » le Finistère rural, l’ancrant davantage à la France : apprentissage de la langue dans la mixité sociale et géographique des tranchées jusqu’à de nouveaux usages au quotidien tel le café du matin à la place de la soupe. Il faudra pourtant attendre un second conflit mondial pour reconnaître aux femmes le droit d’être enfin des citoyennes au même titre que les hommes…Elles avaient pourtant largement porté la guerre .


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Merci à Bernard Roudaut pour cette talentueuse évocation d’un passé

qui s’éloigne de nous.

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